Fête de la mer et des littoraux 2021 #L’ArchipelDesSentinelles

Le musée national de la Marine participe ce week-end aux évènements autour de la fête de la mer et de littoraux 2021. Après une projection en nocturne de mon film Fàros lors de la nuit des musée la semaine dernière, cette fois-ci Anaïs et moi-même avons été convié à une table ronde animée par Charlotte Drahé, administratrice et conservatrice du musée à Rochefort, pour parler de notre travail en amont de cette fête de la mer. À l’origine cette rencontre avait été planifié avec du public à Rochefort. Elle s’est déroulée sur Zoom et sur Facebook Live et est maintenant archivée sur YouTube.

http://www.musee-marine.fr/content/rochefort-rencontre-en-ligne-avec-les-artistes


   

Stories of old

Il y a vingt ans exactement, j’ai vécu au Japon pour la première fois pendant plusieurs mois. J’accompagnais Laure Tixier, résidente à la Villa Kujoyama, à Kyoto. Ce séjour japonais a complètement ancré ma manière de travailler. J’étais jeune artiste. Je me retrouvais dans un pays dont j’avais toujours fantasmé la langue, la musique, les traditions, les paysages et la technologie. J’avais préparé mon voyage en m’achetant ma première caméra DV. Plus de 1500€. Toutes mes économies de l’époque. Une Sony DCR TRV8. Je l’ai malheureusement noyé lors d’une chute dans la rivière Kamo-gawa de Kyoto à la fin de l’été. Lors d’un tournage avec des acteurs. Ce qui a pratiquement scellé le sort de mon rapport à l’écriture d’histoires et à la direction d’individus dans des films.
Quelques mois plus tôt, j’avais initié un projet de web-tv, nous étions en 2000 au moment de la première bulle Internet. Je prévoyais de développer ce projet au Japon. Raconter des histoires en filmant autour de moi et les rapporter au monde en les publiant en ligne sur mon site Internet. Chose qui semble complètement banale en 2020. Mais qui était une vraie nouveauté à l’époque. YouTube n’existait pas. Ni Facebook, ni Twitter, ni Instagram.
J’ai ainsi créé le projet « Stories »  en mars. Et complètement trouvé sa forme très vite en arrivant au Japon en mai 2000. Plan fixe. Sans début ni fin. De ce que je trouvais exceptionnel autour de moi, dans ce que je voyais, dans ce que je vivais, dans ce que je croisais. Je ne précisais que le lieu de captation. Je filmais comme si mon bras était équipé d’une webcam. Pour pouvoir compresser l’image sans perdre en définition. Qui était celle d’un timbre poste une fois en ligne. J’utilisais la ville comme cheffe opératrice. Mon œil était celui d’un artiste français qui découvrait un autre monde. Je portais le regard d’un touriste mais je n’en avais ni les gestes ni les attitudes. J’apprenais à travailler tout en restant fasciné sur ce qui se déroulait devant moi. J’étais en train de devenir ce qui me définit, un capteur d’images. Témoigner et rapporter.
Le titre et le propos de ce travail ne s’invente pas : je faisais simplement ce qui est devenu depuis quelques années un lieu d’expression commun pour des millions de personnes chaque jour à travers les réseaux sociaux. Je faisais des stories.
Ce travail a été montré par Reiko Setsuda à mon retour à Paris. Après quelques années, ces petits films ont changé de support et de noms avec leurs passages sur Facebook, même si le terme et le processus n’avait toujours pas été « inventé » par les géants du Web. Ils sont devenus des moments.

Pendant cette période de confinement, j’ai commencé la remasterisation de mes anciennes histoires. Je les réactive dans un premier temps là où elles sont censées avoir plus leur place. Sur Instagram. En mettant l’accent sur l’aspect historique de ce travail. Je les déconfine symboliquement aujourd’hui et je continuerai leur re-publication tout au long de l’année 2020.

2000 / 2020 / 2.0 Let me show you the world in my eyes : s.t.o.r.i.e.s.2.0

https://www.instagram.com/p/B_pqHiEnm-y/

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Wrac’h #L’ArchipelDesSentinelles / Résidence

La semaine dernière nous aurions dû être en résidence d’artistes dans la maison-phare de l’île de Wrac’h avec Anaïs Marion. Pour la suite de notre travail pour « L’archipel des sentinelles » notre projet de résidence, d’exposition et de publication en cours à Rochefort-sur-Mer. Nous avions postulé et été retenu par l’association IPPA, Îles et Phares du Pays des Abers pour commencer le programme de résidence 2020. C’était sans compter avec le confinement instauré en France pour lutter contre la propagation du Coronavirus. Nous n’avons donc pas pu nous rendre en Bretagne, dans le Finistère nord. Pour autant nous voulions continuer d’avancer. Nous avons donc fait une résidence confinée à distance, chacun sur nos lieux de confinement. Pendant notre semaine supposée ilienne, Anaïs a imaginé entre nous un jeu de stories sur Instagram faisant état de nos recherches en cours. Il est restitué dans cette archive vidéo signée de nos deux noms.


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#FEISAR / watch

FEISAR
Un film d’Aurélien Bambagioni
HD, 27mn
www.abcreation.net © 2018

À l’aune d’une ère nouvelle, celle de l’utilisation de l’énergie du tout nucléaire à la place des énergies fossiles, un groupe d’êtres humains va basculer du jeu vidéo à la réalité.
Ils vont lutter les uns contre les autres, jusqu’à la victoire.

Fiche PDF du projet
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The art of football **

La France est à nouveau championne du Monde de football depuis quelques semaines.
Je prépare un projet de résidence d’écriture autour du Red Star, club de foot mythique de Saint Ouen en banlieue parisienne et coïncidence, je me retrouve dans ce reportage de France 24 autour de l’exposition « Par amour du jeu » aux Magasins généraux à Pantin près de Paris.

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#L’hommeDeL’Atlantide / watch

L’homme de l’Atlantide
Un film d’Aurélien Bambagioni
HD, 4mn
www.abcreation.net © 2017

« Une déambulation sous-marine, dont on ne sait si elle relève d’une forme d’archéologie ou de sauvetage, est guidée par une corde recouverte d’algues. Aurélien Bambagioni détourne l’usage des outils de captations des sportifs de l’extrême et utilise son corps comme une mécanique pour produire ses images. Il fait appel à des mythologies enchevêtrées, sans que l’on puisse en explorer toutes les strates : mythe du chercheur solitaire, figures cinématographiques, ou histoires mythologiques. Il suit ce fil d’Ariane, dont on ne sait s’il mène à la découverte, vers le fond ou la surface, à la recherche de vestiges d’histoire passées, sûrement un peu inventées, communes peut-être à toutes nos mémoires. »

Extrait de la feuille de salle de l’exposition « Les colosses aux mains d’argile »

Fiche PDF du projet
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#Centipede / watch

J’avais montré cette vidéo lors de ma performance « My other car is a canapé » au Musée Sainte-Croix à Poitiers en 2014.
Centipede fait référence au jeu du même nom, produit par Atari en 1981.
Je devais attendre avant de publier cette vidéo en ligne. Attendre le temps que la prestation de l’équipe d’Airkaft soit défendu lors des différents championnats dans lesquels elle était engagée.
Je pense avoir attendu assez longtemps.

Centipede
Un film d’Aurélien Bambagioni
HD, 5″
www.abcreation.net © 2017

   

#LaReineMargot / watch


La reine Margot
Un film d’Aurélien Bambagioni
HD, 20mn

© Aurélien Bambagioni / ADAGP, Paris
www.abcreation.net © 2012 – 2017

Avec Margot Laffite
Tourné le 28 janvier 2012 sur une épreuve du Trophée Andros électrique, avec l’aimable autorisation de la pilote. Remerciements : Margot Laffite, Norauto, le Trophée Andros électrique, Dominic Fugère, Yvan Provencher

« Comme la plupart des films d’Aurélien Bambagioni, La reine Margot est un plan séquence. Ici, il s’agit d’une captation dans le cockpit de la voiture électrique de Margot Laffite, fille du célèbre pilote automobile français mais surtout pilote elle-même. Et c’est bien pour cette raison que l’artiste a placé sa caméra ici.
Le sport automobile est lui aussi une discipline touchée par le patriarcat, la misogynie et les clichés habituels sur la supériorité des hommes sur les femmes derrière un volant. Les épreuves en sport automobile sont historiquement mixtes. Toutefois Margot Laffite est l’une des rares pilotes professionnelles au monde à évoluer au milieu de pilotes hommes. Elle le fait tous les hivers dans le froid, la nuit et la glace sur le Trophée Andros électrique où elle fait bien plus que rivaliser avec ses adversaires.
Ce film s’inscrit dans la série de projets menés par Aurélien Bambagioni sur l’univers de la course automobile. On y découvre de l’intérieur, le temps complet d’une course où la course elle-même n’est peut-être pas le plus important. »

 

   

Un perpétuel chantier

Pour l’artiste François Delaunay, le temps des ruines disparait et le chantier urbain est permanent.
À l’image même du Web et de mon travail, dans l’image même du chantier, la ruine est contenue.
abcreation.net est donc en mutation vers l’HTML5 depuis 6 mois, rien n’y est donc plus à jour mais l’édifice ne sombre pas encore.
En parallèle, j’archive mes films sur Vimeo afin d’utiliser leur service d’hébergement.

A day in life

A day in life, une journée avec Jacques Villeneuve

Ce film est le dernier élément à ce jour d’un travail mené autour de Jacques Villeneuve commencé en 2005 avec la publication du livre Une année sabbatique avec Jacques Villeneuve, la F1 en 2004.
Deux nouveaux composants ont pu être réalisé lors de l’épreuve de Clermont-Superbesse du Trophée Andros en janvier dernier. Une entrevue et plusieurs reportages écrits pour le site internet québécois OnRoule.ca et enfin un film de 35 minutes, tourné en HD, A day in life.

Sous-titré « Une journée avec Jacques Villeneuve », ce film s’inscrit dans une forme de narration que je développe depuis un certain temps déjà dans mes projets : capter la réalité d’un instant vécu tout en le transposant in fine dans un espace fictionnel afin d’en produire un récit.
Je voulais que ce film colle au plus près de l’événement. Que l’on puisse suivre de l’intérieure la journée d’un pilote en activité, lors d’une compétition sportive. Montrer enfin ce qui se passe derrière la lumière.
Discrètement.
Faire vivre cet espace-temps.
Mais le vivre avant tout.
Car A day in life c’est aussi un jour de ma vie.
Celui qui me fit passer d’une année sabbatique fantasmée collectivement avec mes amis du tout nouveau jv-lounge.com à un véritable rendez-vous avec Jacques Villeneuve. En tant que supporter, je ne m’en cache évidemment pas, mais aussi et surtout en tant que capteur d’instantanés.

Comme ce murmure final et magique où j’ai cru voir un mirage passé.
Non. C’était un futur bien présent.
La boucle est bouclée.

For a (2009) start

Flying through the windscreen, Roadmovie #3

Sur le principe visuel des roadmovies, Flying est un regard extra-urbain où la ville contemporaine s’étend en vain en tatouant la nature, ne laissant derrière elle que bitume, grisaille et espaces verts.

 

Roadmovie #1

Autumn ring, roadmovie #1 est en ligne. Tourné et monté en 2004, ce film attendait depuis quatre ans je ne sais quoi pour que son sort soit réglé.
La série des roadmovies devait s’écrire comme des parcours, tous filmés en voiture.
J’ai fini par appliquer à Autumn ring la mise en forme de Demi-tour, roadmovie #2, l’inscrivant du même coup dans l’aspect sériel évoqué plus haut.

Là où la métamorphose des tracteurs aspirés dans le trou noir de l’axe central de la vidéo provoquait un jeu visuel et mécanique dans Demi-tour, le même artifice, banal au premier abord, décuple dans Autumn ring le sens de la linéarité du trajet filmé.

Sorte de kaléidoscope écologique, il fait écho à un héritage visuel expérimental des années 80. On peut également y voir une réponse simple et vidéographique à l’engouement actuel du motion design dans le monde de la vidéo (art, clip, pub).

1986 (6000 km)

Sur le point d’être lancé depuis 10 jours, 1986 (6000 km) marque deux choses : le début d’une nouvelle série de films The once upon a time serie et le début d’une collaboration avec le musicien québécois Philippe Lalonde.

1986 (6000 km) est la retranscription d’un circuit éternel, celui de la comète de Halley et du souvenir que j’en ai de son passage en 1986.
Ce film recompose l’image indélébile zoomée comme dans un télescope, de ce moment sublime, sorte de traversée interstellaire du temps qui passe, inlassablement.
La fin, le doute par le double. Celui d’un mirage jumeau de la comète avec la navette Challenger, désintégrée en plein ciel la même année.

Ce nuage cosmique. Cette nébuleuse.
Ce dernier vestige visuel du vaisseau de la NASA.

Mise en orbite aujourd’hui.

Quand le temps n’use pas que les vieilles pierres…

Mais aussi les bobines des cassettes vidéos.
Et les manipulations humaines ne sont pas en reste. Tournage en Hi8 en 1994, duplication pour montage en 1996, master Bétacam dans la foulée, stockage, copie en DVCam depuis le master en 2007, numérisation, exportation vidéo flash pour la version en ligne [Update 2017] mise en ligne sur Vimeo en 2013, 6 ans après ce post.

En treize ans la technologie vidéo a énormément progressé, et ma façon de travailler avec.
Pour le générique j’ai simplement appliqué la petite intro dont je ne pouvais me séparer…
Ce film restera comme un témoignage historique dans sa globalité.

david tremlett – MURS // a film by aurélien bambagioni