Attraverso la finestra / work in progress

https://www.instagram.com/attraversolafinestra/

Capturer chaque jour la même chose, la même vue d’un même lieu ou d’un même objet, à la même heure, pour célébrer le passage du temps – expérience rendu célèbre par Paul Auster dans Smoke et Brooklyn Boogie – est une pratique photographique récurrente et assez conventionnelle maintenant avec les réseaux sociaux. Cela permet de préciser par l’image et la répétition que l’on se retrouve à un endroit afin de le rendre familier. De montrer et d’estimer que ce que l’on voit est possiblement intéressant pour un.e autre et que l’on s’astreint volontairement à en faire une prise de vue pour la publier spécifiquement toujours depuis ce même endroit et au même moment de la journée. L’abonnement à un compte permet de recevoir l’image automatiquement dans le flux des autres. La visite du profil ouvre alors une grille infinie d’une même photo mainte fois répétée mais toujours différente.

Daniel Arasse disait que dans « contempler », il y avait le mot « temple ». De « templum » chez les Romains. Ce carré ou ce rectangle qu’ils dessinaient dans le ciel avec des bâtons « pour y voir comment y passeraient les aigles ». Lorsque je suis à Groix, la fenêtre au-dessus de mon lit me permet de voir le temps qui passe et surtout le temps passer. C’est mon carré romain, c’est la contemplation que j’expose dès que je prends mon téléphone pour immortaliser les nuages, les oiseaux ou les avions qui défilent devant mes yeux à peine ouverts, à travers la fenêtre. Celle qui dit où je suis et ce que je vois. Mais aussi celle de mon iPhone ou celle de la personne qui regarde la photo depuis son mobile ou sur son ordinateur. Une mise en abîme phénoménologique éphémère et fragile. Comme des vues de mers acccrochées au plafond ou comme des cadres de tableaux de ciels dans la main. Que j’active ou réactive lors de ma présence sur l’île. 

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Fiche PDF du projet

   

#Publication @ArtDsra

Mon intervention dans le programme de recherche « Document & art contemporain » en tant qu’artiste et enseignant référent prend fin après quelques années avec la publication des Cahiers du DSRA 7 et 8 couvrant les années 2016 à 2019. On y retrouve des séquences imprimées de « FEISAR » et « Lat. 47.64711534987135 Long. -3.472204714120835 » qui correspond aux coordonnées du barrage de l’île de Groix où nous nous sommes rendus avec les chercheur.euse.s pour une session de travail en octobre 2019. Je continue évidemment de les suivre de plus ou moins loin, là où leurs recherches collectives les emmènent.

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#Forza @SquadraDiaspora #27

#SquadraDispora photo © Stefan Libiot

La semaine dernière, le 22 décembre pour la journée de l’immigration italienne en France, j’ai été sélectionné en compagnie de ma fille Paolina dans l’équipe de football concoctée par l’artiste Paolo Del Vecchio pour la rencontre de la Squadra Diaspora contre une équipe mixte du CA Paris.
La Squadra Diaspora est une sélection symbolique composée d’hommes et de femmes issues de la migration italienne à travers le monde et rassemblés par Paolo Del Vecchio lors de matchs-performances symboliques organisés autour du football.
Comme à chaque évènement, la sélection de l’artiste était faite de personnes issues de milieux très différents. « Une manière de lisser les inégalités sociales pour se concentrer sur un destin commun. »

Il y a quelques années Daniel Buren avait choisi le CA Paris 14 pour mener à bien un projet autour de la création d’un maillot d’équipe de football. Traditionnellement ce club parisien, fondé en 1897, arbore des équipements rayés de noir et de violet. À cette même période, le galeriste Kamel Mennour avait sponsorisé le club en griffant son nom sur le maillot de Buren.
Paolo Del Vecchio a pensé et dessiné lui aussi un maillot pour sa Squadra Diaspora. Qu’il édite et personnalise, entre autre, pour chaque joueur et joueuse de ses performances.

Nous avons perdu 7 à 2, mais on avait tous l’impression d’avoir vraiment gagné quelque chose ce jour-là.


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#Prototype #ArchipelDesSentinelles / Résidence Rochefort

Nous venons de présenter avec Anaïs Marion l’état de nos recherches après cette première année de résidence que nous partageons sur le territoire de Rochefort Océan. Un petit accrochage dans l’atelier d’Anaïs à Poitiers pour le Collectif ACTE qui nous a encadré et appuyé sur ce projet. La suite reste à venir avec une exposition prévue en 2021 à Rochefort et des séquences de travail en commun, Anaïs et moi, tout au long de l’année 2020, à Rochefort évidement, mais aussi et surtout ici ou là.

Ce qui reflète le mieux notre réflexion à ce jour, c’est ce prototype d’une édition que nous aimerions faire au moment de la restitution de notre travail. Il porte le titre de notre projet « L’archipel des sentinelles ». C’est un petit guide de photographies à 4 mains, qui marque notre parcours sur le territoire charentais mais au-delà, puisqu’il s’étend au nord en Bretagne et au sud en Méditerranée. Ce livre recoupe nos problématiques engagées dans ce travail : les questions liées au littoral, aux systèmes historiques de défense, aux éléments de signalisation.

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#IleDeGroix / update

Depuis quelques années maintenant, je cartographie l’île de Groix en Bretagne à travers des prises de vues à mi-chemin entre l’imagerie touristique et artistique d’Instagram. Présentées comme dans un carrousel de diapositives, le lien formel est évidemment volontaire, ces photographies quadrillent le micro- territoire de cette île du Morbihan (14,82 km2) et interrogent la question d’un lieu insulaire, fermé, bouclé, dont l’espace temps circulaire est lié aux saisons, aux marées et aux déplacements de ses occupant.e.s en circuits courts. Y reviennent en boucle et de façon aléatoire – comme dans une vie en autarcie – des ciels, des marines, des intérieurs, des extérieurs issus de nombreuses rencontres avec la nature, la ligne d’horizon et les phares.  Et souvent l’Histoire aussi.
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Fiche PDF du projet
http://www.iledegroix.bzh


   

#StudioView #LesCyclopes / Résidence Rochefort

Je travaille depuis quelques semaines sur une des pièces que je suis entrain de mettre au point pendant ma résidence à Rochefort. Elle questionne la signalisation, le tourisme, le littoral et le paysage. Son titre : « Les cyclopes ».

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#PenMen / Résidence Rochefort

Depuis quelques jours, je travaille avec Jean-Luc Le Port, le gardien de Pen Men pour un film dont je prépare le tournage en haut du phare de l’île de Groix, dans le cadre de ma résidence à Rochefort. Repérages, entrevue et témoignages, tests de jour dans la lentille de Fresnel en prévision de captations diurnes et nocturnes réalisées hier soir. Après être passé par la Société nationale pour le patrimoine des Phares et Balises, j’ai reçu le soutien et l’autorisation de la Direction interrégionale de la mer Nord Atlantique-Manche Ouest à Lorient pour ce projet.

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#LeMuséeDeLaMer / Résidence Rochefort

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#Comeback / unboxing

Aujourd’hui on m’a fait parvenir l’exemplaire artiste de l’édition de Comeback de la collection ArtJaws. Le numéro 2 sur 7. Sur tablette Samsung version or. Gravée et signée. C’est la première période de Comeback de 2009 à 2014 qui est présentée en application embarquée. La tablette est vérouillée et ne sert que pour l’œuvre.
Cette version a été exposé à Variation Media Art Fair en 2014.

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Fiche PDF du projet
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Performances 2019 @MyOwnTracks / work in progress

La nouvelle série de performances My Own Tracks est centrée sur la saison de Formule 1. Tous les circuits, toutes les courses 2019 sont courus et dessinées via un tracker chaque week-end de Grand Prix. Les épreuves déjà disputées sont maintenant accrochées sur un mur spécifique de l’atelier My Own Tracks mais également publiées sur Twitter.

Le Studio Live visible plus bas captait la préparation du #MonacoGP

Nouvelle forme de restitution des performances via l’application Relive.

Fiche PDF du projet
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L’océan #Résidence

Ici et là-bas pour quelques mois pour une résidence sur le territoire de Rochefort Océan.

Le projet de la résidence vise à engager un travail de recherche et de création autour du paysage rochefortais et de son patrimoine militaire. Intéressés par la « pratique » de l’exposition, en tant qu’artistes – commissaires d’exposition, les deux artistes invités envisagent de proposer une exposition à Rochefort à l’issue de la résidence. Anaïs Marion, membre du collectif ACTE sollicitée sur ce projet, a invité Aurélien Bambagioni à travailler avec elle autour de ce court argument :

« Prendre la mer, « faire le point », se lancer à la conquête, c’est regarder vers l’horizon – la limite toujours repoussée de ce que l’on peut observer. Lorsque Louis Blériot traverse la manche en 1909, son exploit provoqua la panique : la limite est devenue floue, une distance s’est rétrécie, le danger s’est rapproché. Un immense espace s’est ouvert à la conquête. La période des premiers pas de l’aéronautique et du début du XXe siècle change nos manières de créer des représentations (la vue d’en haut) et de se représenter soi-même pour rapport aux autres (toute puissance). L’entrée des avions dans l’histoire militaire signe l’invention du bombardement. La possibilité de voler multiplie les provenances potentielles d’un danger. La bataille navale s’ouvre bientôt à quatre dimensions : la surface, l’espace, le ciel et la mer.»

Anaïs et moi collaborons ensemble depuis l’exposition #EternalSeptember à Rurart fin 2016. Nous avons entrepris de continuer à réfléchir sur des sujets qui recoupent nos axes de recherche communs, pouvant mener à des projets d’éditions et des propositions (de commissariat) d’expositions.

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Un X marque l’emplacement / read @le_bal_

Voici enfin la publication faite à l’occasion du workshop au Bal en janvier dernier. Six cartes pour six parcours. Imprimées. Collées. Pliées. Reliées. Pierre Ménard qui a participé à l’atelier en parle très bien sur son blog. Merci à lui, c’était une belle rencontre. Et merci à la DRAC Île-de-France, à toute l’équipe de la Fabrique de Regard et du Bal. Et à Anaïs Marion pour m’avoir assisté sur la conception des cartes.

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#Behindthewheel project / work in progress / #ParisEPrix 2019

Cette année encore je me retrouve journaliste sur le Paris E-Prix 2019, pour continuer mon projet Behind the wheel. Cela fait deux ans que je ne peux être présent que sur cette course. J’avais l’opportunité début mai d’aller à Spa-Francorchamps pour le #WorldRX mais je serai à Rochefort pour commencer une résidence d’artiste. Autour d’un tout autre projet que celui-ci entamé en 2007.
Je pense qu’il est peut-être temps de se mettre à travailler sur une publication de ces 12 ans de photos.

Fiche PDF du projet
http://behindthewheel.abcreation.net
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Formation inter-professionnelle Le Bal / La Fabrique du Regard #workshop

Avec les artistes Aurélien Bambagioni et Guillaume Lebrun, les 21 et 22 janvier 2019

Extrait de ma note d’intention autour du projet pour cette formation :
Puisqu’il faudrait avec les 12 inscrit.e.s par artiste à ce workshop, interroger les enjeux d’un territoire et montrer qu’une image peut influencer une perception ou un comportement, j’aimerais questionner avec elles.eux le vocabulaire et l’usage d’une carte de repérage à l’aune d’une utilisation massive des GPS, ou de Google Earth sur téléphone mobile.
Ici, dans un périmètre géographique défini et restreint – Le Bal -, leur faire interroger la notion de frontière et de délimitation de secteurs en arrondissements – le Bal est au croisement des 18è, 9è et 17è arrondissements de Paris – à travers l’observation et la capture photographique de points névralgiques, historiques ou d’intérêts que j’aurais identifiés au préalable.
À partir d’un plan imprimé qui servira de base à une sorte de course aux trésors (une carte pliée en 6 avec donc 12 faces, la même pour chaque participant avec une zone différente attribuée, ou bien une carte différente recto-verso pour une utilisation par binôme), demander aux participant.e.s de photographier des détails, des façades, des objets urbains qui viendront se coller sur la carte dans des emplacements pré-définis pour l’illustrer ou remplir une partie manquante, comme dans un puzzle mais à la manière d’un album Panini.

Le projet s’appelle dorénavant Un X marque l’emplacement.

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